
Image d’illustration
L’Imam Bandiougou Traoré est placé sous mandat de dépôt par le pôle anti-cybercriminalité après avoir prononcé un sermon jugé offensant et discriminatoire à l’égard des femmes, en particulier celles qui portent des leggings de sport et celles engagées dans l’armée, il a provoqué une vague d’indignation. Déjà condamné le 11 mars dernier à 18 mois de prison, dont 16 mois avec sursis, ainsi qu’à une amende de 500 000 FCFA, cette affaire refait surface au cœur d’une nouvelle controverse.
Les propos de l’imam, qualifiés de misogynes, ont rapidement été dénoncés par des associations de défense des droits des femmes et des militants pour l’égalité des sexes. Plusieurs organisations ont exprimé leur intention de porter plainte contre lui pour incitation à la discrimination et à la haine, arguant que ses déclarations renforçaient les stéréotypes sexistes.
Face à la pression grandissante, l’Imam Traoré a diffusé une vidéo dans laquelle il présentait publiquement ses excuses aux femmes qu’il avait offensées. Dans cette vidéo, il exprimait ses regrets pour ses paroles et tentait d’apaiser les tensions suscitées par ses déclarations. Cependant, malgré ces excuses publiques, ses propos n’ont pas suffi à éteindre la controverse.
Suite à son sermon du vendredi dernier, l’Imam Bandiougou Traoré a été interpellé par les forces de sécurité. Il est actuellement placé sous mandat de dépôt.
Cette arrestation fait suite à la récurrence de ses propos controversés et aux réactions des organisations de la société civile, qui réclament des actions judiciaires concrètes contre ses discours.
Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur la responsabilité des leaders religieux dans la société et l’impact de leurs paroles sur les droits des femmes. Alors que l’imam avait tenté de calmer la situation par ses excuses, son interpellation démontre que la question dépasse les simples regrets et appelle à des réponses judiciaires appropriées.
Fatoumata N. Camara

Laisser un commentaire